• Anne-Marie Berberides

Billet d'humeur : Gardons le sourire !

Mis à jour : avr. 25



Je sais, ce n’est pas toujours facile. Surtout en ce moment.

La radio, la télé, internet, les réseaux sociaux….tout nous rappelle que nous sommes en période de guerre. Contre le virus. Et que ce n’est pas drôle. Que ce n’est vraiment pas drôle.


C’est très sérieux. C’est bien trop sérieux pour avoir le sourire. C’est bien trop sérieux pour en rire même. Bien trop sérieux pour blaguer.


Mais garder le sourire, ce n’est pas sourire de ce qui arrive.

Rire encore aujourd’hui, ce n’est pas rire de la situation dans laquelle on est arrivée.


Garder le sourire, c’est accepter les choses comme elles viennent et agir en conséquence, avec confiance. Quoi qu’il arrive. Evidemment, il y a des périodes où c’est plus difficile que d’autres. Il y a des moments dans la vie où tout semble être très très compliqué.



Trois exemple pour illustrer mes propos. Ils m’ont donné du baume au cœur à un moment où je me disais que vraiment, la vie est dure. Cela m’arrive souvent après avoir regardé les infos plus de 5 mn ou après avoir parlé à ma voisine Suzanne de la pluie et du beau temps. Le problème avec Suzanne, et même avec les infos, c’est que c’est surtout du mauvais temps, qu'on parle. On connais tous une voisine, une parente, un ami qui nous fait passer du côté obscure en un rien de temps !


Le premier rayon de soleil est arrivé par une info que j’ai reçu sur Ashley. Une jeune fille, vous devez en avoir entendu parlé, habitant les Etats Unis qui a fabriqué des masques à moitié transparents pour qu’on voit la bouche (le sourire) des porteurs de masques, soignants ou autres. C’est très utile pour les sourds et malentendants, pour la langue des signes par exemple.

Et quelle joie de voir le sourire des gens derrière ce masque. Un masque chirurgical, c’est tellement sérieux. Ca ne prête vraiment pas à sourire ! Et puis, la santé, c’est très sérieux. On ne rigole pas avec ça.


Au-delà du côté hygiénique et sûr de ce masque (je ne suis pas experte en masque chirurgicaux), c’est une idée GENIALE. Et pas seulement pour les personnes atteintes de déficience auditive. Pour tout le monde : voir le sourire du médecin, de l’infirmière, des passants dans la rue….du dentiste. Bon, le dentiste, ça, il faut voir. Cela dépendra du praticien…s’il a un sourire sadique, je préfère ne pas le voir !


Deuxième événement qui m’a fait du bien : l’article qu’a envoyé dernièrement Nicolas Mel sur le regard. Le pouvoir du regard prouvé comme un vecteur de communication. J’ajouterais même de bien-être. Si c’est prouvé, c’est que c’est vrai, n’est-ce pas ? 4 mn de regard et est créé « un fort lien émotionnel et un puissant sentiment de proximité avec cette personne ».


On peut s’en servir en conférence, j’en suis persuadée. Et on peut s’en servir dans la vie de tous les jours. Nous ne sommes pas obligés de tenir le regard 4 minutes. Un regard simplement aux gens dans la rue. Quand on les croise sur le trottoir, ou de l’autre côté du trottoir si l’on a peur du coronavirus.

Un simple regard qui dit « je te reconnais en tant que personne, toi, de l’autre côté de la rue ». « Je te reconnais en tant qu'être humain toi, que je croise au supermarché, ou à la boulangerie » Même si je ne te connais pas. Même toi, assis par terre dans la rue.


Ce n’est pas une intrusion dans la vie privée de ces personnes. Simplement un « j’existe, nous existons sur cette planète, toi et moi, vous et moi ».


Troisième exemple qui m'a emmené dans la troisième dimension. Je ne suis pas sortie énormément ces derniers temps. Confinement oblige. Mais la dernière fois que je suis sortie faire mes courses dans un petit supermarché, j’ai eu cette désagréable impression que les gens ne voulaient pas se regarder. Je précise que c’est un petit magasin où les gens se connaissent plus ou moins et où l’ambiance est en général assez détendue. On salue les employés et le patron descend nous voir.

Les employés, eux, étaient disponibles et souriants comme à l’accoutumée, enfin presque.

Eh bien, les clients avaient le nez par terre ou étaient très concentrés sur les articles dans les rayons. Quelle impression bizarre. Comme si nous allions nous contaminer rien qu’en nous regardant mutuellement. Comme si nous étions devenus tous de potentiels ennemis qui allaient amener la mort dans le foyer des autres.


Heureusement une personne m’a regardée. Du coup, je lui ai dit bonjour et nous avons parlé. De loin. Distances de sécurité obligent. Cela a amené un peu d’humanité dans ce magasin.


Bref, gardons le sourire. Gardons le contact visuel entre nous. S’il ne reste que cela, gardons le précieusement ce contact. On ne peut pas se toucher, se prendre dans les bras ou se faire la bise. Gardons au moins ce contact visuel. Ce sourire sur la bouche ou au moins ce sourire dans les yeux.

Eh oui, même avec un masque chirurgical « normal », on voit notre sourire sur le visage.

Même au téléphone, ça marche !


Rien n’est perdu !


Je parle pour moi dans cette rubrique en tant que personne physique, citoyenne et cliente.


Mais n’oublions jamais de garder le sourire dans nos commerces et entreprises. Il créera un lien émotionnel et un lien de proximité, bref, de l’empathie.


Tiens, pourquoi ne pas faire un exercice pendant cette période de confinement ?


Allez, ce n’est pas difficile, vous verrez.

Chaque matin, devant la glace…oh et puis soyons fous : A chaque fois que vous passerez devant le miroir (on n’a pas grand-chose d’autre à faire en ce moment de toutes façons à part passer devant le frigo …) : VOUS VOUS SOURIEZ.


Au début, ce n’est pas si facile. On a l’impression de se forcer. On se voit avec une tête plutôt d’enterrement et on trouve cela un peu débile, j’avoue. Mais après quelques jours de confinement, vous verrez, le sourire sera sur votre visage avant de vous regarder dans le miroir !


Je vous assure.


A plus.

Vous avez pensé à sourire aujourd’hui ?



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