• Anne-Marie Berberides

Maltraitance et personnes vulnérables


Le 15 juin, c’est la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées.

Cette journée a pour but de sensibiliser l'opinion publique, sur un phénomène inacceptable et tabou dans notre société. J’y inclus bien évidemment les personnes handicapées.

Aujourd’hui, la société occidentale s’inquiète des abus contre les personnes âgées. L’intérêt pour cette problématique en Europe, croît depuis une quinzaine d’années.


Les victimes : les personnes vulnérables

Selon l'Alma, l’association d'écoute aux victimes du 3977, les personnes les plus fragiles, en majorité des femmes, plutôt âgées (en moyenne 79 ans), vulnérables, incapables de se défendre ou de réagir, sont des victimes désignées. Elles sont souvent dépendantes.


Selon l’Organisation mondiale de la santé, 1 personne âgée sur 10 est confrontée chaque mois à la maltraitance.

Même s'il est difficile de distinguer clairement les divers aspects de la maltraitance, physiques, psychologiques ou financiers, les petits frères des Pauvres qui accompagnent près de 8 000 personnes dans l'Hexagone, se préoccupent particulièrement des maltraitances financières, car bien des actes de malveillance et des violences physiques sont motivés par des intérêts matériels.

Les cas de maltraitance sont surtout signalés à domicile (75% des appels au 3977).

La maltraitance psychologique est le motif principal des plaintes. Elle est suivie, par les maltraitances physique et financière.

Les auteurs de ces actes : à la maison mais pas que...

Le ou les maltraitants peuvent être indifféremment des hommes ou des femmes : dans 60% des cas, les enfants et beaux-enfants de la victime. La famille paraît être la première source de maltraitance, bien avant la maltraitance institutionnelle, en maisons de retraite ou à l'hôpital ( les personnels soignants, mais aussi le voisinage, les démarcheurs…).

Les malveillances financières, sont souvent des actes à la limite de la légalité, discrets et invisibles, qui passent parfois inaperçus aux yeux des victimes âgées elles-mêmes.

Dans les établissements d'accueil des personnes âgées, les maltraitances sont souvent la conséquence d'un manque de personnel et de moyens. Des maltraitances civiques avec atteinte aux droits des personnes sont également constatées dans les établissements.

Trois éléments caractérisent la maltraitance

Il est parfois difficile de savoir où commence la maltraitance. Menacer d’une privation d’activité, est-ce du chantage, une maltraitance psychologique, ou la seule solution trouvée pour qu’une personne accepte de se nourrir ?

La maltraitance se définit comme une atteinte inacceptable à la dignité de personnes vulnérables incapable de se défendre.

Ensuite, la maltraitance résulte d’une multiplication de négligences, de gestes singuliers et répétés ou d’une absence d’actions appropriées, qui se produisent dans une relation, où il devrait y avoir de la confiance.

Pour finir, il existe en général un lien étroit entre l’auteur et la victime. C’est ce lien, entre auteur et victime, cette emprise de l’un sur l’autre, qui différencie la maltraitance des autres violences.

Vous pouvez faire un test sur le site https://3977.fr/identifier-une-situation-de-maltraitance en répondant à un questionnaire pour vous aider à reconnaître d’éventuels signaux d’alerte.

Appeler le 3977

Il est important de partager ses interrogations pour analyser objectivement une situation. L’appel au 3977 permet de ne pas rester seul, et de bénéficier d’un autre point de vue. C’est également un site internet.


La Fédération Alma du 3977 contre la maltraitance a pour objectif d’animer et de coordonner un dispositif d’alerte sur les risques de maltraitance envers les personnes âgées et les adultes handicapés.

Elle s’appuie à la fois sur un numéro d’appel national unique le 3977 et sur un vaste maillage de relais locaux permettant à la Fédération d’être présente dans 77 départements avec plus de 1200 bénévoles.

La force et l’originalité de ce dispositif unique, sont d’assurer une écoute approfondie et un accompagnement jusqu’à la cessation de la maltraitance, ceci en toute neutralité.

Les appels de signalement sont accueillis par une équipe pluridisciplinaire (psychologues, travailleurs sociaux, juristes…) chargée d’écouter, de soutenir, et d’orienter les appelants.

Restons en contact avec nos proches

Pensons à nos grand-parents, aux personnes âgées et fragiles que nous côtoyons. Transformons tout simplement la malveillance ou juste l’indifférence, en bienveillance. Nous pourrons ainsi comprendre et entourer les personnes handicapées et vulnérables autour de nous, …et dépister d’éventuelles maltraitances.


A plus !


Vous avez pensé à sourire aujourd'hui ? :)







Anne-Marie Berberides

Consultante et formatrice en "enchantement client"

Spécialiste dans l'accueil des visiteurs handicapés.

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